Plateforme pour l’eau, le gaz et la chaleur
02. décembre 2013

Holdigaz

Assemblée générale

Le groupe Holdigaz a tenu son assemblée générale le 2 octobre 2013 dans les magnifiques locaux du Montreux Palace. Le groupe est présent dans les énergies renouvelables tant sur le marché du solaire que celui de la production du biogaz, tout comme dans les techniques du bâtiment.

Le groupe Hodigaz, qui possède des participations dans Gaznat et Petrosvibri, compte parmi les leaders suisses dans le secteur de la distribution du gaz naturel. Le président et administrateur-délégué, Philippe Petitpierre, préside la 9e assemblée en annonçant fièrement la progression du groupe tant en volume d’énergie vendue que pour sa performance financière. Avec une croissance du chiffre d’affaires d’environ 4%, le résultat opérationnel a crû de 18%. Les conduites de Holdigaz courent sur plus de 1600 km et ont distribué près de 1700 GWh durant l’année écoulée contre un peu plus de 1500 GWh l’année précédente. A relever que Holdigaz produit annuellement plus de 13 millions de kWh de biogaz.

Le président a également abordé trois thèmes de l’actualité gazière. Le premier concerne la branche gazière, qui se prépare à une ouverture partielle des marchés. Il mentionne qu’il n’y a pas péril en la demeure pour Holdigaz car le groupe est prêt depuis 2005 à faire face aux défis liés à cette ouverture.

En outre, M. Petitpierre a présenté le projet Noville et informé que les forages d’exploiration effectués démontrent un important potentiel pour l’extraction de gaz naturel. Du fait que la cloche du bassin gazier se trouve du coté de Montreux, Petrosvibri SA, société suisse d’exploitation détenue à 40% par le groupe, peut se passer d’une concession française. Suite à une explication détaillée de la géologie du lieu, il confirme que le forage a démontré la présence de gaz de type non conventionnel appelé tight gas (gaz de réservoir), à ne pas confondre avec le gaz de schiste. La différence réside dans la perméabilité de la roche et donc dans le degré de complexité pour l’extraction du gaz. Les données disponibles à ce jour permettent d’estimer, avec une probabilité d’environ 50%, une extraction rentable des sous-sols du bout du lac. L’objectif des analyses en 2014 est de valider avec une certitude de plus de 80% que du gaz peut y être extrait durablement et rentablement.

Finalement, c’est avec une grande conviction que le Président a présenté l’intérêt qu’il y a pour l’économie helvétique d’extraire du gaz de réservoir, voire de schiste, de notre sous-sol. Le fait que l’énergie soit disponible en abondance et à bas coûts stimule les entreprises à relocaliser leur production, notamment celles du secteur de la chimie. Enfin et surtout aux USA pour la production électrique, le charbon est substitué par le gaz naturel provenant de l’extraction du gaz de schiste. L’effet est bénéfique économiquement et surtout écologiquement puisque les USA, qui n’ont pas signé le protocole de Kyoto, réduisent significativement leurs émissions de CO2 et exportent leur charbon vers l’Europe. Sur notre continent, au contraire, la production électrique fait appel au charbon américain bon marché, au détriment du gaz naturel, pour compenser l’arrêt des centrales nucléaires allemandes. La nombreuse assistance a chaleureusement applaudi cette brillante présentation.

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