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27. novembre 2025

Consultation Conseil fédéral

Amélioration de la qualité de l'eau potable et des eaux

Afin de renforcer la protection de l’eau potable, des eaux souterraines ainsi que des lacs et des cours d’eau, le Conseil fédéral propose de réviser la loi fédérale sur la protection des eaux et l’ordonnance sur la protection des eaux. Le 26 novembre 2025, il a ouvert les deux consultations correspondantes, qui prendront fin le 12 mars 2026.

Le Conseil fédéral entend améliorer la qualité des eaux et de l’eau potable. La modification de la loi fédérale sur la protection des eaux (LEaux) donne suite à plusieurs interventions parlementaires : les motions 20.3625 « Définir les aires d’alimentation des zones de captage pour protéger efficacement l’eau potable », 20.4261 « Réduction des apports d’azote provenant des stations d’épuration des eaux usées », 20.4262 « Mesures visant à éliminer les micropolluants applicables à toutes les stations d’épuration des eaux usées » et 23.4379 « Adapter la législation sur la protection des eaux à la pratique de l’élevage des animaux de rente ».

Déterminer davantage d’aires d’alimentation des eaux souterraines

En Suisse, 80 % de l’eau potable provient des eaux souterraines. Depuis 1998, les cantons sont tenus par l’ordonnance sur la protection des eaux (OEaux) de déterminer l’aire d’alimentation d’un captage d’eaux souterraines si l’eau est polluée ou s’il existe un danger concret de pollution. Jusqu’à présent, ils n’ont rempli cette obligation que dans des cas isolés. Une aire d’alimentation correspond à la partie du bassin d’alimentation d’un captage dans laquelle les eaux souterraines proviennent en grande partie de l’infiltration des eaux pluviales. C’est pourquoi les aires d’alimentation jouent un rôle important dans la qualité de l’eau potable. La modification de la LEaux contraint les cantons à déterminer les aires d’alimentation des captages d’eaux souterraines d’ici à 2050, de sorte qu’ils puissent, avec les distributeurs d’eau, prendre des mesures destinées à protéger l’eau potable.

Optimiser l’épuration des eaux usées

La Suisse compte 700 stations d’épuration des eaux usées (STEP), auxquelles pratiquement toute la population est raccordée. Afin de protéger les êtres humains et l’environnement des effets négatifs et d’empêcher les dépassements des valeurs limites, ces installations doivent rejeter moins de composés azotés et de composés traces organiques dans les eaux et émettre moins de protoxyde d’azote, néfaste pour le climat, dans l’atmosphère. La modification de la LEaux vise à obliger les cantons et les communes à équiper les STEP en conséquence d’ici à 2050. Le financement actuel des mesures d’élimination des composés traces doit donc être adapté.

Obligation de raccordement aux égouts publics pour les exploitations pratiquant la garde d’animaux de rente

Les exploitations agricoles avec un important cheptel bovin ou porcin peuvent épandre sur les champs leurs eaux usées domestiques mélangées aux engrais de ferme. Ils sont libérés de l’obligation de se raccorder aux égouts publics. La révision de la LEaux doit permettre d’étendre cette dérogation aux exploitations agricoles qui possèdent un nombre important d’autres animaux de rente, tels que des moutons, des chevaux ou des volailles. Il s’agit d’établir une égalité de traitement entre les exploitations agricoles détenant des animaux de rente.

OEaux : nouvelles valeurs limites écotoxicologiques

Les pesticides peuvent polluer l’eau potable et être néfastes aux plantes et aux animaux dans les lacs et les cours d’eau. L’OEaux fixe en son annexe 2 des valeurs limites justifiées du point de vue écotoxicologique pour certains pesticides particulièrement problématiques pour les plantes et les animaux. En cas de dépassement de ces valeurs, les cantons doivent prendre des mesures. Si les valeurs limites sont dépassées de manière répétée et étendue, la Confédération doit examiner l’homologation des pesticides concernés et veiller à ce que les plantes et les animaux vivant dans les eaux soient suffisamment protégés.

Actuellement, l’annexe 2 de l’OEaux fixe de telles valeurs limites pour 19 substances actives utilisées dans des pesticides. Le Conseil fédéral souhaite ajouter sept substances actives à cette liste. Il s’agit de substances actives qui ont été détectées ces dernières années dans des eaux suisses à des concentrations telles que la protection des plantes et des animaux n’est plus garantie.

Pour trois autres substances actives de ce type, le Conseil fédéral renonce pour l'instant à fixer de nouvelles valeurs limites, car il estime qu'il n'existe aucune alternative pour protéger les cultures agricoles et qu'elles sont donc indispensables à l'agriculture.

Source et informations complémentaires

Communiqué de presse du Conseil fédéral

Fiche d'information «Estimation des superficies nécessaires aux futures aires d’alimentation» de l'OFEV

Fiche d'information «Généralités sur les aires d'alimentation» de l'OFEV

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