L'épidémiologie basée sur les eaux usées (en anglais Wastewater-based epidemiology - WBE) a pris un grand essor à partir de 2020 avec la pandémie de SRAS-CoV-2. Depuis l'été 2023, le nombre de stations d'épuration dont les eaux usées sont échantillonnées pour détecter des agents pathogènes a été réduit (entre-temps, il y avait plus de 100 STEP), et toutes les analyses sont depuis lors effectuées de manière centralisée à l'Eawag à Dübendorf. Actuellement, dix STEP réparties dans toute la Suisse font partie du programme. Depuis début 2026, l'Eawag est officiellement un centre national de référence pour le monitoring des eaux usées (NRAM), sur mandat de l'Office fédéral de la santé publique (OFSP).
La collaboration est prévue pour dix ans. «Pour nous, c'est un grand pas en avant. L'institutionnalisation du monitoring signifie que nous pouvons rester dans le coup et que, si une nouvelle pandémie devait se déclarer, nous serions bien mieux préparés et entraînés qu'au printemps 2020», explique Christoph Ort, chef de la division Gestion des eaux urbaines. En outre, Ort est convaincu d'un autre avantage: plus les séries temporelles de données s'allongent et plus les possibilités de comparaison entre les données chimiques et microbiologiques sont nombreuses, plus il est possible d'avoir un aperçu des relations qui ne peuvent pas être révélées par de courtes campagnes de mesure, selon Ort.
En plus du NRAM, l'OFSP et l'Eawag ont conclu, dans le cadre de la «Stratégie Addictions et Prévention des maladies non transmissibles» et après un projet pilote, un contrat pour la poursuite du monitoring des substances via l'analyse des eaux usées. Selon l'Eawag, il court jusqu'à fin 2029. L'analyse des eaux usées pour détecter les substances issues de la consommation de médicaments et de stupéfiants doit fournir des informations supplémentaires sur la consommation légale ou abusive de substances et sur l'état de santé de la population.
Selon l'Eawag, la combinaison d'analyses chimiques et microbiologiques des eaux usées ouvre de nouvelles perspectives. Selon le communiqué de presse, si l'on constate par exemple une forte augmentation d'un médicament contre la toux dans les eaux usées, cela peut indiquer une maladie et des symptômes en train de s'installer dans la société, avant même que des chiffres croissants de personnes fortement malades ne soient annoncés dans les cabinets médicaux ou les hôpitaux.
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