Le canton de Berne compte plus de 100 petits lacs, dont dix sont analysés tous les dix ans depuis 30 ans. Selon le canton de Berne, les mesures montrent que les petits lacs sont sous pression depuis plusieurs décennies déjà , principalement en raison de pressions locales telles que l'apport excessif de nutriments, les apports de micropolluants ainsi que les effets du changement climatique. Les dernières analyses publiées récemment par le canton de Berne, qui datent de 2023, montrent que la plupart des petits lacs sélectionnés présentent encore trop de phosphore. Ainsi, neuf lacs sur dix présentaient des concentrations de phosphore supérieures à la valeur cible qui ne devrait pas être dépassée selon l'ordonnance sur la protection des eaux (OEaux, annexe 2, point 13.2). Le phosphore est important car, en tant que principal nutriment, il influence de manière déterminante la croissance de la biomasse. Selon le canton de Berne, la réduction du phosphore permet de limiter une production excessive, surtout d'algues et de plantes.
Une "surproductivité" du plancton (algues, petits crustacés, etc.) a été constatée dans la plupart des lacs étudiés. Le plancton est la base des écosystèmes lacustres ou du réseau alimentaire. Cette «surproductivité» peut notamment entraîner un ensablement plus rapide et une modification de la biocénose. Ainsi, selon la Direction des travaux publics et des transports du canton de Berne, on a également observé dans les lacs étudiés que le rapport entre les espèces se modifie : les espèces qui préfèrent les conditions fertilisées prédominent souvent.
La teneur en nutriments et la productivité décrivent, avec d'autres indicateurs tels que la clarté de l'eau (profondeur de visibilité) et l'évolution de la température, le degré de trophie d'un lac. La classification va de l'oligotrophe pour les lacs pauvres en nutriments à l'hypertrophe pour les lacs extrêmement riches en nutriments. Une comparaison entre l'état naturel, c'est-à -dire l'état sans influence humaine ou avec une influence minimale, et l'état trophique actuel donne des indications sur l'ampleur de la charge excessive en nutriments causée par l'homme («eutrophisation anthropique»). Il s'avère que huit des dix lacs étudiés s'écartent nettement de leur état écologique initial.
L'eutrophisation d'un lac détériore la situation globale de l'écosystème, car en plus de la concentration en nutriments, l'équilibre en oxygène est également affecté. Suite à l'augmentation de la production de biomasse, la consommation d'oxygène s'accroît. Ainsi, selon le communiqué du canton de Berne, il s'est avéré que huit des lacs échantillonnés ne remplissaient pas l'exigence légale d'oxygène d'au moins 4 mg/L (OEaux, annexe 2, ch. 13.3b). Dans plusieurs des lacs analysés, les valeurs d'oxygène descendent même en dessous de 1 mg/L du début de l'été jusqu'à l'automne, ce qui est considéré comme un niveau critique en dessous duquel de grandes parties des petits lacs concernés deviennent inhabitables pour les organismes aquatiques tels que les poissons et les larves d'insectes.
sda
Communiqué du canton de Berne et détails sur les dix lacs du canton de Berne
Rapport de synthèse de l'enquête (en allemand)
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