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Article technique
26. septembre 2018

Interview avec Luca Rossi, Thierry Ackermann et Alain Wyss

L’assainissement urbain de demain: un magnifique défi pour les ingénieurs et praticiens!

La VSA souhaite renforcer ses activités en Suisse romande. Luca Rossi, Thierry Ackermann et Alain Wyss, tous trois représentants du comité romand du VSA, présentent dans l’interview ce qui a été réalisé au cours de ces dernières années ainsi que leurs idées pour le futur. En outre, le thème principal de ce numéro d’Aqua & Gas, à savoir l’assainissement urbain, ne sera pas négligé. La deuxième partie de l’entretien est donc consacrée aux travaux en cours dans le CC concerné et aux nouveaux concepts d’assainissement urbain. Par ailleurs, des exemples de mise en œuvre en Suisse de ces concepts sont décrits.
Margarete  Bucheli 
Depuis quand le comité du VSA existe-t-il en Suisse romande?

Le comité romand du VSA existe depuis plus de quarante ans et a permis de promouvoir les activités du VSA dans toute la Suisse romande, en s’appuyant sur un noyau de membres particulièrement dynamique. Ce n’est toutefois que récemment que la présence du VSA s’est renforcée en Romandie avec l’ouverture en 2015 d’un bureau à Lausanne et d’un poste de coordinateur romand en la personne de Thierry Ackermann. La présence d’un collaborateur permanent en Suisse romande a permis de professionnaliser les activités du VSA et de lancer une nouvelle dynamique de travail, laquelle s’est mise en place dans le même temps pour le bureau tessinois.

Quelles sont les tâches du comité?

Le comité romand représente le VSA en Romandie et s’occupe notamment des tâches suivantes:
– Organisation et mise en œuvre de cours de formation et de journées techniques.
– Transfert d’information sur les activités du VSA et des centres de compétences (CC) en Suisse romande.
– Prise de position sur différents objets mis en consultation.
– Coordination des activités du VSA avec les partenaires romands.
– Sensibilisation des politiciens aux problèmes de l’eau.
– Mise en avant de spécificités romandes dans le domaine de la gestion des eaux.

Plusieurs cantons romands sont représentés au sein du comité, qui se réunit 3 à 4 fois par année, de même que des spécialistes provenant de divers horizons.

Quelle est la position du comité vis-à-vis des CC du VSA, qui sont répartis par domaines et non par zones géographiques?

Des «ambassadeurs de CC» ont été désignés au sein du comité romand, Alain Wyss étant l’ambassadeur du CC «Assainissement urbain». Ces personnes sont en lien avec les responsables de CC et assurent un rôle de transmission d’information. En plus des ambassadeurs, les autres membres du comité participent régulièrement aux rencontres des CC et aux journées techniques organisées par le VSA et les CC.

Comment s’assurer que les préoccupations de la Suisse romande sont intégrées dans les travaux du VSA et des CC?

En participant également aux séances internes du VSA (FUKO: Führungskonferenz), le président du comité romand, Luca Rossi, contribue à renforcer le lien avec les responsables de CC et le secrétariat central. Des projets spécifiques peuvent aussi être gérés par des membres du comité romand au sein même des différents CC.
Nous encourageons les membres romands du VSA à participer également aux journées techniques outre-Sarine. De plus en plus de séminaires bilingues sont organisés, de manière à favoriser les échanges au-delà de la barrière linguistique qui reste un obstacle pour beaucoup.

«De plus en plus de séminaires bilingues sont organisés, de manière à favoriser les échanges au-delà de la barrière linguistique.»
M. Ackermann, après une brève interruption, vous avez repris le travail de coordinateur romand au printemps de cette année, en étant soutenu dans cette tâche par M. Rossi. Quels sont les domaines d’activité et les objectifs que vous vous êtes fixés pour cela? Quels sujets souhaitez-vous aborder en priorité?

De par le contrat de prestations signé avec SINEF, une nouvelle organisation s’est mise en place de manière à assurer une excellente visibilité du VSA en Suisse romande. La position de Luca Rossi en tant que président du comité romand s’en trouve également renforcée. Les axes sur lesquels nous souhaitons nous focaliser sont principalement:

Qualité des traductions: introduction d’une procédure de manière à assurer la qualité des traductions et le respect des délais. Ce point est très important notamment en lien avec les procédures de consultation. Il est essentiel que les francophones disposent de ces traductions à temps, afin de ne pas se sentir en retard d’une guerre sur les normes et directives.

Networking: coopération en Suisse romande avec les différentes associations présentes dans le domaine de la gestion des eaux. On peut citer par exemple l’ARPEA (Association romande pour la protection de l’environnement), le GRESE (Groupement romand des exploitants de stations d’épuration des eaux), le FES (Formation des exploitants de STEP), etc. Il est fondamental de coopérer avec ces associations sur un territoire tel que celui de la Suisse romande. Elles font un travail remarquable dans le domaine de la gestion des eaux et organisent également de nombreux événements. En unissant nos forces nous sommes en mesure de dynamiser la profession. Nous avons par exemple eu un remarquable succès lors d’une conférence commune VSA, ARPEA, GRESE sur le thème de la «STEP du futur».

Synergies avec l’eau potable: plusieurs services communaux se sont réunis et collaborent de manière globale sur le thème de la gestion des eaux. C’est le cas notamment des SIG à Genève et du Service de l’Eau de la Ville de Lausanne. Il existe des synergies entre ces différents domaines, synergies qui sont intéressantes à développer. Le VSA et la SSIGE ont mis sur pied en Suisse romande les formations rapides AQUA 7. Les deux associations ont également coorganisé cette année avec succès un séminaire sur le thème «Le prix de l’eau». Cette collaboration devrait se poursuivre sur des thématiques communes en lien par exemple avec la sécurité et la santé publique.
Gestion intégrée par bassin versant: cette thématique est de plus en plus d’actualité et est identifiée comme projet stratégique au niveau du VSA. En Suisse romande également cette volonté de gestion intégrée des eaux se manifeste. Le canton de Fribourg a changé sa législation en prônant la gestion des eaux à une échelle plus large (gestion par bassin versant ou par unité fonctionnelle). Le canton de Vaud met en place un plan ambitieux de régionalisation des STEP. Le canton de Genève dispose d’un outil de gestion en temps réel de son réseau primaire d’évacuation des eaux, amené à se développer en prenant en compte les impacts sur les cours d’eau. Cette thématique va occuper passablement les cantons ces prochaines années.

«La collaboration du VSA et de la SSIGE devrait se poursuivre sur des thématiques communes en lien par exemple avec la sécurité et la santé publique.»

Sensibilisation du monde politique: depuis quelques années, au travers des formations rapides AQUA 7 proposées en collaboration avec la SSIGE, les nouveaux élus dans les exécutifs communaux sont sensibilisés à la problématique de la gestion des eaux. Cette initiative se dessine sur le long terme, de manière à inscrire cette thématique dans l’ADN des politiciens. Ce même type de cours va être mis sur pied en Suisse allemande sous forme de Crash Courses ces prochaines années.

 

Du comité romand à l’assainissement urbain: le CC est en train d’élaborer cette année une stratégie pour les quatre prochaines années, soit pour 2019-2022. La première étape consistait en la réalisation d’un sondage auprès des membres des CC, des services cantonaux de protection des eaux, ainsi que des universités et des hautes écoles pour déterminer les thèmes qui les intéressent. Qu’est-ce que le sondage a révélé?

La direction du CC a reçu 21 réponses au sondage effectué en fin d’année 2017. Les thèmes qui ont été le plus souvent proposés sont les suivants:
– Définition des données de pluies à utiliser pour le dimensionnement des installations d’évacuation des eaux.
– Gestion intégrée réseau-STEP-milieu récepteur.
– Mesures et données: quelles mesures, comment et quand les collecter, comment les utiliser?
– Formation en hydraulique des canalisations.
– Bonnes pratiques pour la gestion des eaux pluviales.

Ces thèmes ont été présentés et discutés afin de les prioriser lors de la réunion des membres du CC du 22 mars 2018 à Olten. Bien que tous aient été considérés comme importants par les membres du CC, il en est ressorti que la gestion intégrée réseau-STEP-milieu récepteur et les bonnes pratiques en matière de gestion des eaux pluviales étaient les plus prioritaires. Le thème concernant les données de pluies pour le dimensionnement des installations n’a pas fait l’objet d’une priorisation étant donné qu’il est déjà prévu de lancer un projet sur ce sujet.

«Il en est ressorti que la gestion intégrée réseau-STEP-milieu récepteur et les bonnes pratiques en matière de gestion des eaux pluviales étaient les plus prioritaires.»

Comment ces thèmes devraient-ils être abordés?

Concernant la gestion intégrée réseau-STEP-milieu récepteur, une étude est actuellement en cours afin de collecter et documenter des exemples où ce type de gestion a déjà été mis en pratique en Suisse. L’objectif est de mettre en évidence les bénéfices qu’une telle gestion peut apporter, autant en termes de protection des eaux que d’optimisation du système d’assainissement dans son ensemble. Cette étude sera suivie d’une directive technique contenant les informations nécessaires à la mise en œuvre d’une gestion intégrée réseau-STEP-milieu récepteur ainsi qu’à l’évaluation des bénéfices attendus.

Les bonnes pratiques en matière de gestion des eaux pluviales devront être inscrites dans la stratégie 2019-2022 du CC. Les axes suivants seront probablement développés (discussions encore en cours):

– Sensibilisation des architectes et urbanistes afin qu’ils intègrent la gestion des eaux pluviales le plus tôt possible dans leurs projets.
– Prise en compte de l’écoulement en surface des eaux de ruissellement dans les zones urbanisées lors de très fortes précipitations (système majeur) en interaction avec les canalisations.

Le projet «Données de pluie pour le dimensionnement des installations d’évacuation des eaux», qui débutera l’année prochaine, inclura également des considérations sur les objectifs de protection (temps de retour de dimensionnement) et la gestion des débordements des canalisations. Le développement de la thématique des écoulements en surface devra évidemment prendre en compte les résultats de la carte de l’aléa ruissellement publiée tout récemment par l’OFEV.
Par ailleurs, il y a un retard important en Suisse romande sur la mise en œuvre des directives pour les eaux pluviales, notamment la directive STORM. Le projet d’harmonisation des directives VSA concernant la gestion des eaux pluviales actuellement en voie de finalisation offre une opportunité intéressante de rattraper ce retard et de repartir sur de nouvelles bases.
Enfin, les projets suivants sont en cours ou vont être développés prochainement:

– Formation de 5 jours avec examen sur le thème du PGEE (Plan général d’évacuation des eaux) de 2ème génération (concept similaire au cours «Spécialiste de l’évacuation des eaux des biens-fonds»).
– Actualisation du guide des données PGEE.

L’augmentation de la pénurie de l’eau, d’une part, et l’augmentation de la fréquence des fortes précipitations, d’autre part, sont mentionnées comme effets possibles du changement climatique. En même temps, de plus en plus de surfaces sont bétonnées et la densification est devenue un mot-clé dans l’espace urbain. Les infrastructures existantes, telles que celles de l’assainissement urbain, devraient être adaptées aux conditions changeantes. Dans ce contexte, le concept de la stratégie «no regret» apparaît à maintes reprises. Qu’est-ce que cela signifie?

De nombreuses réalisations allant dans le sens d’une meilleure prise en compte des impacts climatiques sont en cours en Suisse romande. Plusieurs conférences ont déjà été données par exemple sur le rôle des toitures végétalisées et leurs impacts sur les réchauffements climatiques et la biodiversité. Dans ce domaine, il existe une réelle volonté politique d’encourager les toitures vertes.
La Ville de Sion est aux premières loges du réchauffement climatique, avec des effets déjà observables. La ville s’est dotée d’outils allant dans ce sens, avec l’initiative «AcclimataSion».
Des changements sont aussi opérés en modifiant les politiques tarifaires dans les communes. La mise en œuvre d’une taxe en fonction du degré d’imperméabilisation d’une parcelle permet de proposer aux propriétaires une diminution, voire une suppression de cette taxe s’ils mettent en œuvre des solutions de rétention/infiltration des eaux.

À quoi devraient correspondre des mesures «no-regret» dans le domaine de l’assainissement urbain?

Les solutions dites «alternatives» correspondant à la notion anglo-saxonne de «no-regret» se manifestent à plusieurs niveaux, et pas seulement au niveau constructif comme on pourrait le croire. Ces solutions comprennent également les solutions administratives et sociétales.
Au niveau constructif, les toitures plates jouent un rôle essentiel en milieu urbain. Les expériences menées à Genève ont également montré le formidable potentiel de ces toitures pour accroître la biodiversité en ville.
L’infiltration des eaux est autant primordiale. Elle doit être mise en place où elle fait sens. Nous disposons en Suisse d’une longue expérience dans ce domaine. De plus, l’infiltration nous rappelle également l’importance de la troisième dimension dans la gestion des eaux: la protection des ressources en eau souterraine représente bien évidemment une priorité en lien avec l’assainissement des eaux des agglomérations.
Les solutions techniques sont amenées à se développer de plus en plus en recherchant des solutions multifonctionnelles de gestion des eaux. Chaque fois que cela est possible, il s’agit de rétablir la visibilité de l’eau en ville et de favoriser le retour de cette trame bleue. L’eau est un formidable vecteur de qualité urbaine. Sa gestion en surface, illustrée, tactile, permet de sensibiliser les citoyens à cette richesse et aux risques également liés à cette ressource.
Parmi les solutions administratives, le rôle des PGEE doit être renforcé. Cela vaut vraiment la peine de se le réapproprier comme un outil de gestion dynamique des eaux. Le potentiel de l’instrument PGEE est encore sous-exploité dans de nombreux cas. Sa mise à jour et son suivi représentent une solution «no-regret» essentielle pour les communes.
Finalement, au niveau sociétal, l’éducation occupe une place centrale. Cette éducation aux problèmes de l’eau commence au niveau des écoles, de la population en général. L’initiative du VSA pour identifier les regards d’eau pluviale est à saluer et à renforcer. Comme déjà mentionné, la sensibilisation des acteurs politiques joue également un rôle clé.
Enfin, une collaboration de plus en plus étroite doit être développée avec nos collègues urbanistes et architectes. Ils sont à la base de la conception des nouveaux quartiers et de leurs formes architecturales. Une meilleure entente permet de planifier, dès le départ d’un projet, des surfaces de vie et d’infrastructures plus en phase avec une gestion durable de la ressource eau.

Peut-on citer des exemples de mesures «no-regret» en Suisse dans l’assainissement urbain?

Les exemples de solutions de type «no-regret» se développent en Suisse. Comme mentionné précédemment, l’expérience helvétique sur l’infiltration des eaux et les toitures végétalisées est à souligner. Dans le canton de Genève, la gestion des eaux pluviales à ciel ouvert par des techniques alternatives est de plus en plus souvent prise en compte dans la planification des nouveaux quartiers. Les premiers exemples de réalisation de noues commencent à voir le jour (zone industrielle de Mouille-Galand, quartier des Vergers, Communaux d’Ambilly).

Pour les raisons mentionnées ci-dessus, une approche holistique de la gestion des eaux pluviales est nécessaire. Les mots-clé à ce sujet sont p. ex. «ville éponge» ou les infrastructures bleu-vertes. Qu’est-ce qui distingue ces approches holistiques?

Ces concepts ne sont pas nouveaux, mais demandent des changements importants dans les habitudes de travail. Pour des raisons évidentes d’organisation et de contraintes légales, les différents domaines de la gestion des eaux sont sectorisés entre différents acteurs: gestion des stations d’épuration, gestion des réseaux, gestion des milieux récepteurs, problématique agricole, etc. La nouvelle vision de gestion intégrée des eaux nécessite de mettre en place des relations plus fortes entre ces différents composants du cycle de l’eau. Il s’agit de sortir de sa zone de confort pour aller prendre en compte les problématiques des autres domaines et développer des passerelles entre les différentes disciplines. Ce travail est exigeant et nécessite la participation de spécialistes formés dans les approches pluri- et transdisciplinaires. Le VSA a un rôle important à jouer dans ce sens.
Les solutions techniques à mettre en place nécessitent également une nouvelle vision. Les approches de type «immission» requièrent par exemple de placer le milieu récepteur au centre des discussions. Les solutions techniques doivent en tenir compte, tout en intégrant les dimensions sociales et économiques. Ces solutions seront spécifiques aux conditions locales, originales, économiques, en phase avec la population tout en intégrant l’aléa climatique: un magnifique défi pour les ingénieurs et praticiens!
La France travaille énormément sur les techniques dites alternatives de gestion des eaux pluviales et de nombreuses réalisations ont été menées dans ce sens. Du coup la Suisse romande est naturellement influencée par ces travaux, comme l’est la Suisse allemande au sein du D-A-CH.

«La nouvelle vision de gestion intégrée des eaux nécessite de mettre en place des relations plus fortes entre ces différents composants du cycle de l’eau.»

Pouvez-vous nous en citer des exemples?

La Ville de Meyrin dans le canton de Genève a par exemple récemment mis en place un nouveau lac, le Lac des Vernes. Cette solution multifonction est destinée à réguler les eaux pluviales provenant de la Cité afin de réduire le stress hydraulique du Nant d’Avril et traiter les eaux de ruissellement urbaines, mais aussi favoriser les contacts entre la nature et la population.
Une initiative de type «sponge cities» est en train de se mettre en place pour la Ville de Fribourg. Plusieurs municipalités ( p. ex. Ville de Delémont) développent des solutions résilientes qui vont dans le sens d’une meilleure intégration du cycle de l’eau.

Jusqu’à récemment, on accordait peu d’attention l’écoulement en surface en cas de fortes pluies. L’accent a été mis sur les cours d’eau qui ont fait éclater leurs berges. Aujourd’hui, une nouvelle réflexion a commencé. Quelles sont les idées à ce sujet dans le CC Assainissement urbain?

Comme déjà évoqué plus haut, l’écoulement en surface lors de fortes pluies fait partie des thèmes prioritaires qui vont être retenus dans la stratégie 2019–2022 du CC. Le premier projet qu’il est prévu de développer consiste à définir les méthodes et pluies de dimensionnement à prendre en compte en fonction des types d’ouvrages et de leur localisation, étant entendu qu’au-delà, les eaux pluviales s’écouleront en surface et qu’il faudra prendre des mesures pour les évacuer avec le moins de dommage possible. Une autre action, à discuter au sein de la direction du CC, serait de dresser un inventaire documenté des exemples en Suisse et en Europe (des cas intéressants existent en France et en Allemagne) où des quartiers ont été développés en prenant en compte et en «canalisant» ces eaux de ruissellement.

Est-ce qu’il existe déjà des exemples en Suisse de la manière dont le risque de ruissellement de surface peut être évalué et réduit?

Oui, il existe déjà quelques exemples en Suisse où le ruissellement de surface dans des zones urbanisées a été modélisé et où des mesures de prévention des dommages ont été élaborées. Dans la localité de Stetten SH, par exemple, une procédure décrivant les mesures à prendre en fonction d’une analyse des risques générés par l’écoulement en surface a été mise au point. Un autre exemple est l’étude à grande échelle du ruissellement de surface qui a été réalisée par la ville de Pratteln BL.
Dans le canton de Genève, le modelé de terrain du futur quartier des Communaux d’Ambilly a été planifié de manière à s’assurer que le ruissellement provoqué par les pluies extrêmes, allant jusqu’à un temps de retour de 100 ans, soit bien confiné dans les noues et dépressions situées à l’intérieur du projet et n’aille pas inonder les quartiers de villas adjacents.
On peut également citer le fossé de Lully qui a été réalisé suite aux graves inondations de 2002 provenant du ruissellement de la zone agricole située en amont. Ce fossé, qui intercepte ces eaux de ruissellement pour les restituer avec un débit limité dans l’Aire, a été réalisé dans le cadre des travaux de renaturation de ce cours d’eau.

 

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