Actuellement, l'OEaux stipule que la température du sous-sol ne peut être modifiée que de trois degrés au maximum. Cette réglementation n'est pas assez flexible pour l'utilisation thermique du sous-sol. La SVGW soutient les efforts du Parlement pour assouplir cette réglementation. Les adaptations apportées à l'OEaux, qui font actuellement l'objet d'une consultation dans le cadre du paquet d'ordonnances sur l'environnement, ont permis de trouver une réglementation pragmatique et applicable. Dans sa prise de position, la SVGW soutient majoritairement la proposition. Toutefois, l'association demande que les distributeurs d'eau soient activement informés des ouvrages destinés à l'utilisation thermique du sous-sol.
Grâce à sa participation à différents groupes de travail de l'OFEV concernant les adaptations de l'OPer, la SVGW a pu garantir que la modification de la température du sous-sol ne mettrait pas en danger la production d'eau potable. Nous avons également été soutenus par l'eawag qui, de son côté, a apporté des éléments importants sur les effets des changements de température dans le sous-sol sur les organismes qui y vivent - ce que l'on appelle la stygofaune. La stygofaune contribue de manière déterminante à la capacité d'épuration du sous-sol et réagit de manière sensible aux changements de température. Les modifications apportées à l'OEaux tiennent désormais suffisamment compte des préoccupations des distributeurs d'eau. La SVGW ne propose d'adapter l'ordonnance qu'en ce qui concerne l'information des distributeurs concernés.
Les installations destinées à l'exploitation thermique du sous-sol peuvent présenter des risques pour la sécurité de l'eau potable. Dans le cadre de l'autocontrôle, les distributeurs d'eau sont tenus de recenser les dangers dans l'aire d'alimentation de leurs captages et d'évaluer leur risque pour la sécurité de l'eau potable. Dans l'OEaux révisée actuellement en vigueur, il est prévu que les distributeurs d'eau s'informent eux-mêmes des éventuels nouveaux projets de construction ou de travaux. Cela n'est guère praticable, car l'accès aux systèmes d'information (SIG) varie d'un canton à l'autre et il peut être difficile pour les distributeurs d'accéder aux informations pertinentes. C'est pourquoi une information active des distributeurs par le canton est nécessaire. Les distributeurs d'eau doivent être informés activement de la construction de nouvelles installations afin de pouvoir réaliser efficacement leur analyse des risques et garantir à tout moment la sécurité de l'eau potable.
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