La première séance plénière de la W-HK de cette année a eu lieu le 3 juin sous la direction d’Andreas Hirt. Comme toujours, un large éventail de thèmes a été abordé:
La consultation relative à la directive W2 révisée est ouverte et se poursuivra jusqu’à fin août: www.svgw.ch/fr/mise-en-consultation/. Cette directive a fait l’objet d’une mise à jour approfondie en collaboration avec des représentants des services cantonaux de protection des eaux, et son champ d’application a été étendu des zones de protection des eaux souterraines aux bassins d’alimentation. Elle offre ainsi un outil d’aide complet pour l’autocontrôle dans le domaine des ressources d’eau et des captages d’eau potable. Les dispositions de la nouvelle W2 seront ensuite reprises dans la W12 («Guide des bonnes pratiques pour la distribution d’eau potable»).
Les commentaires issus de la consultation font actuellement l’objet de discussions et sont en cours d’intégration dans les directives. Après son adoption par la W-UK7 et la W-HK, son entrée en vigueur par décision du comité de SVGW est attendue en décembre.
Les commentaires issus de la consultation ont été intégrés. Cette directive, structurée selon une approche axée sur les processus et basée sur le cycle de vie de ces installations, sera présentée à la branche le 1er septembre 2026 lors de la journée technique sur l’eau «Nouvelle directive W7» à Bienne.
Modèle de géodonnées «Eau»
Les commentaires sont actuellement examinés et intégrés au modèle. La publication du nouveau modèle de données est prévue pour la fin de l’année 2026 ou le début de l’année 2027.
Afin d’harmoniser et de numériser les plans généraux d’alimentation en eau (PGA), un groupe de travail composé de représentants des services cantonaux de gestion de l’eau, de bureaux d’études et de SVGW développe un modèle de données correspondant. En tant qu’outil de planification, il viendra compléter le modèle de géodonnées «Eau» révisé.
Au cours du premier semestre 2026, quatre cours de préparation aux examens professionnels fédéraux de «Fontainier/ère» et de «Monteur/euse de réseaux» ont été organisés simultanément, réunissant au total 157 participants. Au total, 34 candidats ont réussi les deux examens professionnels fédéraux organisés à Cugy (monteur de réseaux) et à Olivone (fontainier).
Au cours du premier semestre, 38 ramoneurs et ramoneuses, 172 installateurs et installatrices Gaz naturel, 170 installateurs et installatrices Eau potable ainsi que 6 contrôleurs et contrôleuses (contrôle de sécurité périodique) ont été (re)certifiés.
La stratégie de formation prévoit une série de formations continues ciblées dans le domaine de l’eau potable, afin d’offrir aux fontainières et fontainiers titulaires d’un brevet fédéral ainsi qu’à d’autres professionnels des possibilités de spécialisation et de leur permettre d’approfondir leurs compétences dans la pratique. Grâce à l’engagement d’experts de la branche, SVGW a élaboré quatre cours dans un délai très court:
SVGW devient désormais membre de l’organe responsable de la profession de monteur/euse de réseaux CFC et, à titre de prestataire, assume la responsabilité de l’organisation des cours interentreprises. L’association apporte ainsi de manière ciblée son expertise technique à la formation professionnelle initiale et contribue de manière significative à l’assurance qualité de cette profession.
Le réseau «SVGW Young Professionals» ne cesse de se développer: une troisième rencontre a eu lieu le 26 mai. La création officielle du réseau a eu lieu dans le cadre du «Forum Horizon Futur 2026» en juin à Saint-Gall. De jeunes professionnels issus des universités, des entreprises de services ainsi que des entreprises de distribution d’eau, de gaz et de chaleur se réunissent afin de partager activement leurs idées et perspectives, et soutenir ainsi activement les parcours professionnels individuels, ouvrir de nouvelles perspectives et, parallèlement, renforcer durablement l’identification et l’attachement au secteur de l’approvisionnement. Le réseau est bilingue (FR et DE).
Deux nouveaux groupes de travail se consacrent à des méthodes alternatives de détermination du nombre de germes: le groupe Erfa «Cytométrie en flux», qui prévoit notamment d’organiser des essais interlaboratoires sur cette méthode, et le groupe de travail «ATP-métrie», qui entend faire connaître cette méthode rapide et économique de détermination de l’activité microbienne au sein de la branche.
Le Tribunal administratif fédéral a décidé en mars que quatre des métabolites du chlorothalonil fréquemment détectés dans l’eau potable devaient être considérés comme non pertinents. L’OSAV souhaite toutefois maintenir pour l’instant leur teneur maximale à 0,1 µg/l, en s’appuyant sur la méthode de classification qu’il a choisie, à propos de laquelle le tribunal ne s’est pas explicitement prononcé.
Fin mai, la W-UK2 a organisé un échange d’experts à Lausanne avec des représentants des cantons de Suisse romande sur le thème «Du triazole dans le lac Léman» (voir l’article séparé dans le numéro d’été d’Aqua & Gas).
La mélamine est désormais également mise en avant comme un contaminant potentiel de l’eau potable. Ce composé azoté aromatique est une matière première importante dans l’industrie des plastiques et est notamment libéré par les matières plastiques concernées (résines de mélamine). De plus, la mélamine est un métabolite de pesticides. Un débat est actuellement en cours en Suisse pour classer la mélamine comme métabolite pertinent, ce qui entraînerait l’application d’une valeur maximale de précaution de 0,1 µg/l . En Allemagne, une concentration limite de 0,7 mg/l a été fixée pour la mélamine sur la base de critères toxicologiques. Tout comme le triazole, la mélamine est pratiquement impossible à éliminer de l’eau par les procédés de traitement courants (en plusieurs étapes).
Compte tenu de la situation actuelle difficile en matière de communication concernant les micropolluants, SVGW prévoit d’organiser une formation sur le thème de l’obligation d’information.
Dans une brève présentation, Andreas Hirt a mis en évidence les limites de la faisabilité technique de l’élimination des micropolluants dans l’eau potable:
Le traitement de l’eau potable contenant des micropolluants n’est donc pas possible partout. Par conséquent, un traitement plus poussé ne peut pas, à lui seul, résoudre le problème des ressources en eau contaminées sans la mise en place simultanée d’un réseau étendu et performant. De telles solutions entraîneraient des coûts plusieurs fois supérieurs à ceux de l’approvisionnement en eau actuel. Bilan: la protection des ressources est bien moins coûteuse, plus efficace et plus durable.
Concernant la gestion des PFAS dans les eaux, les sols, l’eau potable et les denrées alimentaires, la VSA, l’Association des fontainiers, les associations nationales de pêche et SVGW ont élaboré une résolution commune. Du point de vue des associations signataires, il est essentiel d’agir rapidement et de manière coordonnée afin d’empêcher une accumulation supplémentaire de PFAS dans l’environnement et d’éviter des dommages à long terme pour les eaux, l’eau potable, les sols et les denrées alimentaires.
Lors de sa réunion de mars, le comité de SVGW a adopté une prise de position sur les PFAS ainsi qu’une autre sur les aires d’alimentation. Une fois traduits, ces documents seront disponibles dans la boutique SVGW.
Motion 22.3929 «Définition dans les ordonnances de valeurs spécifiques aux PFAS»: les objectifs de la motion doivent être mis en œuvre par une révision de l’ordonnance sur les déchets (OLED, RS 814.600), de l’ordonnance sur les sites contaminés (OSites, RS 814.680) et de l’ordonnance sur les atteintes portées aux sols (OSol, RS 814.12), ainsi que par des adaptations des guides d’application. L’ouverture de la consultation sur les projets correspondants est prévue pour le printemps 2026 (OLED, OSites) et pour le printemps 2027 (OSol).
Motion 25.3421 «Fixer des valeurs limites pertinentes pour les PFAS en tenant compte des conséquences pour l’agriculture et les distributeurs d’eau et introduire des mesures de soutien à l’agriculture»: le Conseil fédéral est invité à examiner s’il serait possible de prévoir des réglementations indépendantes au lieu de transposer la directive européenne sur l’eau potable. La motion a été complétée par la CEATE-E afin de limiter la fabrication et l’utilisation de produits contenant des PFAS, en tenant compte des nouvelles alternatives disponibles. La CEATE-E a approuvé la motion en mars.
Pour la mise en œuvre de la motion 25.3421, les mesures suivantes sont désormais proposées: révision temporaire des ordonnances relatives à la législation alimentaire concernant les PFAS dans les denrées alimentaires et mise à jour des valeurs limites dans l’eau potable. La consultation sur cet ensemble de mesures a été lancée fin mai; elle se poursuivra jusqu’au 18 septembre. SVGW soumettra une prise de position, notamment sur les modifications proposées de l’OPBD.
Lors de la dernière réunion, Antonello Gatti (AIL) a quitté la W-UK3.
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